LE MOT DU PRÉSIDENT

La situation du monde est inquiétante, et on a l’impression que ses dirigeants n’ont pas tiré les leçons de la seconde Guerre mondiale. Par les armes, on ne peut régler aucun conflit. C’est par le dialogue, la force de l’esprit et le respect du droit international qu’on peut mettre fin aux guerres, et éviter les confrontations entre les États détenteurs de bombes nucléaires. Pour assurer la paix dans le monde, il convient : 
- De revoir le système des Nations-unies dans son ensemble afin de l’adapter à notre temps pour lui permettre d’agir plus efficacement.
- De promouvoir une coopération internationale, fondée sur le principe de l'égale dignité des États et des peuples. 
 
 
   Lors de situations hautement sensibles, j’ai constamment collaboré avec des Chefs d’États et des personnalités politiques de haut rang. Pendant 26 ans, j’ai exercé les fonctions de Secrétaire Exécutif du prix Félix Houphouët-Boigny pour la Paix à l'UNESCO. J’y ai siégé dans un Jury présidé successivement par Henry Kissinger et Mario Soares. Il m’est alors clairement apparu que pour assurer la paix mondiale, la force du dialogue est plus puissante que celle des armes. La paix et l’avenir du monde dépendront surtout du dialogue entre les civilisations, de l'appréciation mutuelle des cultures, de la promotion de l’éducation, de la démocratie, du respect inter-religieux, et de la défense des droits de l’Homme. Selon ses moyens, l’OPADE contribuera à la réalisation de ces grands chantiers, notamment en Afrique. En coopération avec des fondations prestigieuses, l'OPADE organise des réunions d'experts sur le dialogue inter-religieux et le terrorisme au Sahel, et entreprend en toute discrétion des médiations en Afrique. Par un Prix de la Paix et du Dialogue, l'OPADE se propose d'honorer les hommes, les femmes, et les institutions qui oeuvrent en faveur de la paix et la fraternité humaine.